Église SAINT ILLIDE à SAINT ILLIDE
15310 SAINT ILLIDE
Saint Illide :
Eglise Saint-Illide
L’église de Saint Illide est essentiellement romane, elle remonte au XIIème siècle (le portail, le clocher carré à baies géminées,…) et fut agrandie au XVème siècle.
On remarque à droite sur le pignon ouest du collatéral sud, une pierre sculptée intéressante : dans une croix discoïdale s’inscrit un personnage vêtu d’une robe dans une attitude de prière, les mains jointes. Il s’agit sans doute du réemploi d’une vieille croix de chemin. Le linteau de la baie, en dessous porte la date de 1806.
Les stalles : ce sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur de l’église. Ces sièges sont destinés aux moines et ont la particularité de permettre deux positions : assise ou, si le siège est relevé, debout avec appui sur une miséricorde (appui mobile). L’église de Saint-Illide possède 10 stalles en bois sculpté provenant du chapitre de Saint-Chamant. Il y en a huit autres à Saint-Chamant, et 14 à Saint-Cernin (cette dernière étant également dans la paroisse Saint-Louis d’Hauterive). Elles appartiennent incontestablement à un même ensemble qu’on peut dater de la fin du XVème siècle. C’est l’œuvre probablement d’artistes languedociens.
Le patron de l’église est Saint Illide : Connu à l’origine sous le nom d’Hilaire ou Alyre, nom latinisé en Illidius. Il y a eu plusieurs saint Illide, mais il s’agit ici du 4ème évêque d'Auvergne de 336 à 384, en résidence à Clermont. Connu dans tout l'Empire romain pour sa sagesse et sa sainteté, Illide se déplaçait beaucoup et entreprenait de longs voyages, notamment en Asie pour confondre les Ariens (hérésie qui réfutait notamment la Sainte Trinité et la consubstantialité du Père et du Fils et qui fut condamnée par le Concile de Nicée en 325). De son vivant il chassa plusieurs fois le démon et après sa mort de nombreux miracles eurent lieu grâce à son intercession. Il est toujours invoqué comme exorciseur.
La chapelle d’Albars : chapelle néo-romane d’allure grandiose construite en 1884 grâce au legs de Pierre Bos Darnis dont le tombeau se trouve contre l’un des pans du chevet.
Le portail est surmonté d’un tympan sculpté représentant Jésus dans une mandorle tenant un livre d’une main, bénissant de l’autre, entouré des symboles des 4 évangélistes. Le clocher est également très ouvragé.
