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HAM EN ARTOIS - Saint Sauveur à HAM EN ARTOIS

photo de HAM EN ARTOIS - Saint Sauveur
Téléphone : 03.21.25.82.85
Adresse :
62190 HAM EN ARTOIS
Coordonnées géographiques : 50,59:2,466
Informations supplémentaires :
Église de l'ancienne abbaye Saint-Sauveur (dont il reste le portail du XVIIIe s. repris au XIXe s.) à tour octogonale du XVIIe s. avec nef romane. Gisant d'Enguerrand de Lillers (XVIe s.) classé.

Description

Le plan de l'église présente des proportions déséquilibrées. La nef est très courte (deux travées) et présente deux collatéraux. Le tout est voûté d'ogives quadripartites et les travées sont séparées par de gros piliers composites.

La voûte de la croisée du transept, très peu saillant, présente un motif d'étoile. La tour se dresse au-dessus de la croisée du transept. Elle est de forme octogonale et présente des baies ouvertes en ogives, ainsi que des médaillons pleins.

Le transept nord se termine par la chapelle Saint-Joseph. Le transept sud s’ouvre vers l’est sur la très belle chapelle de la Vierge.

La seconde nef de trois travées droites voûtées d'ogives quadripartites se termine par le chœur avec  une abside semi-circulaire à cinq pans.
Les fondations ainsi que les contreforts sont en grès et le remplissage est en briques rouges. La couverture est en ardoises.
Le mur occidental ne comporte que très peu d'ornements, si ce n'est les deux contreforts récents, de type romans, qui encadrent la porte. Ce portail est très simple : un arc en plein cintre souligné par une corniche. Le transept est très large, et il montre aussi une importante hauteur. Il est réalisé en craie. Les baies des travées droites de chœur sont très hautes et étroites et présentent un arc surbaissé.

 

Étapes de la construction

Enguerrand de Lillers, sur le chemin du retour de son pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, demande à Fulcrad, abbé de Charroux, de lui donner quelques-uns de ses moines pour fonder sur ses terres une nouvelle abbaye. En réalité un seul de ses moindres l’accompagne jusqu’en Artois : Gérard Cricket qui de vin le premier abbaye du monastère.

1079 marque la fondation de l’abbaye par une donation d’Enguerran de Lillers.

En 1080, après avoir obtenu l’assentiment du pape à ses projets, Enguerran fait commencer les travaux avec l’autorisation de l’évêque Gérard de Thérouanne.

Construction des premiers bâtiments conventuelle en bordure du cloître ou du futur cloître, dont l’entrée s’en est à l’époque romane d’un groupe équestre, celui du cavalier Constantin encore en place au XVIIe siècle.

Notons qu’en 1080 le siège épiscopal de Thérouanne était vacant. Gérard de Thérouanne ne sera avec que en 1084.

Les premières constructions sont les trois ailes qui entourent la cour du cloître comme dans toute l’abbaye bénédictines. Ensuite intervient la bénédiction du premier abbé et la consécration de l’église abbatiale par l’évêque de Thérouanne.

Le transept de l’église, les chapelles  échelonnées et le chœur primitif sont construits entre 1082 et 1093.

Un nouveau chœur à chever plat et la nef datent d’après 1135.

Entre 1438 et 1460, l’abbé Jacques de Rosimbos modifie le chevet plat du chœur et construit la chapelle Saint-Benoît. En 1460 l’abbé Jean de Saint-Omer-Walloncapelle commence la construction des voûtes du chœur et de la nef, et du clocher qui disparaîtra dans l’incendie de 1663. Cette incendie détruit aussi le logis de l’Abbé Bournel est provoque des dégâts au bâtiment claustraux.

Le Châtelet d’entrée est construit au XVe siècle.

Les logis sont construits par l’abbé Julien Bournel entre 1544 et 1551. Labbé Robert d’Audrehem construit la brasserie.

1681 : construction de la tour.

Entre 1674 et 1695, l’abbé Maur Fautrel construit l’aile de l’intendant.

L’abbé Maur Fautrel reconstruit la tour et construit le chœur actuel entre 1679 et 1681.

En 1704 l’abbé Jean du Bois construit un nouveau logis abbatiale.

En 1716, un nouvel incendie détruit la deuxième croisée du croisillon sud.

Entre 1748 et 1757, l’abbé Michel Rogeau construit la sacristie, le grand retable baroque et le dortoir.

Entre 1770 et 1790, l’abbé Dominique Verdevoy modifie le mobilier du chEn 1792 l’abbaye est vendu comme bien national.

En 1831 le cloître est démoli ainsi que les cuisines et le réfectoire de l’aile nord et la salle capitulaire et le dortoir des bâtiments claustraux de l’aile est. En 1836 l’aile ouest est complètement détruite : l’hôtellerie, l’entrée du cloître, etc.

(Source : Honoré Bernard)

Dernière mise à jour le 16 juin 2020

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